Kochipan revêt, une fois n'est pas coutume, ses habits de Visual Kei. On ne pouvait passer à côté d'un
tel phénomène musical Japonais qui a vu son apogé dans les années 90. Il s'agit d'une des multiples branches du Rock Japonais. Une de ses principales caractéristiques est une mise en avant et un réel travail opéré sur le look ,plutôt sombre, de ses membres qui flirtent bien volontiers avec le gothique, ce qui n'enlève en rien les éléments romantiques et passionels évoqués à travers ce type de musique. Le Visual Kei a de nombreux adeptes en France et d'ailleurs les premiers groupes japonais à s'être produits dans notre pays sont issus de ce mouvement.
Il y a 3 ans Japimpact, le grand frère de Kochipan, avait eu la chance d'interviewer Mana. Mana s'est fait connaître avec le groupe Malice Maizer au début des années 90 et par la suite a lancé le groupe "Moi dix mois". Aujourd'hui pour Kochipan, nous remettons en ligne l'interview que nous avons accordée à l'époque l'artiste.

Kochipan: Votre style musical ressemble-t-il ou se detache-t-il de la periode Malice Maizer ?
La musique de Malice Mizer variait en fonction du « concept » de chaque morceau. C'est un groupe qui avait réussi à aller au-delà des limites imposées par le style « rock ». Moi Dix Mois est un projet qui a pour objectif d'approfondir ma musique, un projet « rock » qui vous délivre un son à la fois doux, violent et dramatique grâce à un subtil mélange de musique classique et de sonorités plus lourdes provenant du « rock ».
Kochipan : Y-a-t-il un artiste qui vous a influencé et que vous admirez ?
Mana : J'ai été particulièrement frappé par la belle et mystique musique de Bach. C'est un compositeur qui m'a beaucoup influencé.
Kochipan: Comment s'est passé votre première rencontre avec Kôzi ?
Mana : J'étais venu à Tokyo pour faire de la musique. J'ai pourtant dû me trouver un petit boulot, c'est là que j'ai rencontré Kôzi.
Kochipan : On remarque une certaine influence de la France. Ainsi on remarque de nombreuses chansons en Français dans votre carrière comme « sans logique » en 1992, « Mémoire », « Ma chérie »? Ainsi qu'à travers le nom du groupe « Moi dix mois ». D'où vous vient cette passion pour la France ?
Mana : J'aime les sonorités douces et langoureuses de la langue française. Bien sûr, j'aime aussi la langue japonaise. J'utilise les deux en fonction du thème abordé.
Kochipan : En Juillet 2004 vous êtes venus en France lors du Japan Expo. Quels souvenirs gardez vous de cette visite et quel est votre regard sur le public Français ?
Mana : J'ai trouvé que les villes françaises étaient belles donc j'ai évité de prendre la voiture et je me suis beaucoup promené à pied.
A propos des fans européens, j'ai été étonné par leur force et leur enthousiasme. J'ai aussi remarqué qu'il y avait plus d'hommes qu'au japon. Il y avait aussi pas mal de personnes habillées en Moi-Même-Moitié et j'étais très content.
Kochipan : Beaucoup de vos fans s'habillent comme vous. Vous avez d'ailleurs aujourd'hui une ligne de vêtement à votre effigie. Comptez vous l'exporter en France ?
Mana : Rien de concret n'est prévu pour le moment.
© Japimpact/Kochipan - 2005
Nous tenions à remercier de nouveau Keiko Sekiguchi, sans qui cette interview n'aurait jamais pu voir le jour et merci aussi à Mana d'avoir pris le temps alors de répondre à nos questions.