| Titre original : Mi Xiang Titre Français : Le parfum du riz Réalisateur : Bai Harbin Actrice : Tao Hong Origine : Chine Date de sortie : 2010 (Chine) Première projection en France : 2009 (4ème festival du cinéma chinois de Paris) Résumé : Mixiang est une femme se faisant battre régulièrement par son mari car leur enfant, Pawazi, est attardé. Elle décide de s'installer non loin de chez sa soeur près d'une mine afin de gagner sa vie et que son fils puisse mieux vivre. Un minier bossu s'éprends de la femme et lui propose de l'emmener avec son fils vivre avec lui. Au début tout la rebute mais progressivement il naitre quelque chose et une famille se reconstruira... |
| Note : Ce film a été projeté pour la première fois en France au 4ème festival du cinéma Chinois de Paris. Il est à noter qu'il ne sortira en Chine qu'en mars 2010. Le jeune acteur qui joue le rôle de Pawazi est réellement defiscient. Tao Hong ne fait pas que jouer dans ce film, elle est en effet co-productrice. |
Critique : A peine étions nous remis du choc que nous avait procuré le "Facteur de Shangri-La" qu'une fois encore nous avons été eppoustouflés par ce film qui démontre de nouveau la bonne vivacité et le niveau élevé qualitatif du cinéma chinois. Dès les premières images on nous immerge dans le monde de Mi Xiang et de son fils. Un monde dur mais comme souvent un monde où les sentiments humains sont enfouis tels ces mines de charbon pour mieux réchauffer les différents protagonistes. L'affiche du film met en avant la ligne directrice du récit à savoir la recherche d'un juste milieu entre le bien et le mal et une quête sur la rédemption de l'âme. Mi Xiang est une femme qui a souffert et qui est fortement marquée. Ainsi elle n'arrive pas à distinguer les personnes qui lui veulent réellement du bien. Au début Tuozi, l'homme bossu, lui apparaît comme un homme simple et rustre. Il est intéressant de voir comment la chose fut amplifié avec l'attitude de cet homme dans les premiers moments de cohabitation avec Mi Xiang. Sa respiration et son ronflement le rapprochent plus d'un vulgaire animal que d'un homme et le spectacteur est pris dans cette perception sans doute biaisée du personnage. Progressivement on se rend compte que se cache derrière cette carcasse un coeur d'or. L'image de Quasimodo n'est sans doute pas très loin.
N'occultons pas les autres acteurs notamment celui qui joue Tuozi qui sous ses airs simplets compose un personnage authentique. Là aussi il n'est pas facile d'appréhender une telle figure qui dévoile ses sentiments progressivements. Et que dire du jeune acteur qui interprête Pawasi. Au delà de son handicap il a su vraiment apporter sa pierre à l'ensemble du projet. Il est acteur et il n'est pas simplement un gamin ayant des problèmes mentaux. Une belle leçon de courage et un exemple.